Des déchets à la richesse

J’ai finalisé l’adaptation française du livre « Des déchets à la richesse » publié chez MA éditions par Peter Lacy et Jakob Rutqvist, deux dirigeants d’Accenture spécialisés dans la thématique du développement durable. Son contenu est présenté par l’éditeur de la façon suivante : cet ouvrage, dédié à l’économie circulaire, propose des stratégies qui vont perturber les idées reçues, protéger la planète et générer du profit.

Cinq nouveaux modèles d’entreprises promouvant la croissance circulaire y sont décrits et analysés en même temps que les technologies et les expertises nécessaires pour qu’elles constituent un avantage concurrentiel depuis l’utilisation des ressources durables jusqu’à l’économie du partage. Sont proposées des études de cas qui montreront clairement aux lecteurs ce que sont ces modèles et ils prendront ainsi conscience des défis majeurs, et sauront doser leurs propres efforts.

Je suis moi-même convaincu de la pertinence de cette approche. Mieux, je suis persuadé que l’économie circulaire est une des clefs, sinon la principale solution, du futur de notre économie. Elle apporte en effet une réponse très pertinente à la crise systémique environnementale, économique et sociale à laquelle nous sommes confrontés. De plus elle.

Comme nous l’explique très justement la fondation Helen Mac Arthur, « l’économie circulaire est par nature restaurative et régénérative et tend à préserver la valeur et la qualité intrinsèque des produits, des composants et des matériaux à chaque étape de leur utilisation. Le concept distingue les cycles biologiques et techniques. Telle qu’envisagée à l’origine, l’économie circulaire est un cycle de développement positif continu qui préserve et développe le capital naturel, optimise le rendement des ressources et minimise les risques systémiques par la gestion des stocks et des flux de ressources. Un système qui demeure efficace quelle que soit l’échelle » (voir aussi la vidéo très pédagogique qui illustre ce concept ). Ce mode économique est non seulement respectueux des ressources de notre environnement, mais aussi très complémentaire des autres formes d’économie émergentes comme l’économie du partage et des fonctionnalités Ainsi, en la croisant avec l’économie de fonctionnalités, on va contribuer à responsabiliser les entreprises sur le cycle de vie des produits supports de leurs services (intérêt de repenser la conception pour les faire durer plus longtemps et mieux les valoriser en fin de vie). Par exemple si une entreprise automobile décide de ne plus vendre de voiture, mais de les mettre en partage (principe de l’autolib), elle aura tout intérêt à faire des produits les plus solides et les plus pérennes possibles. Autrement dans cette économie l’obsolescence programmée n’aura plus de sens, car elle sera contre-productive. Je passe là bien entendu sur des tas d’autres avantages comme par exemple la forte diminution du nombre de voiture construite si le parc automobile est utilisé à 80% au lieu de 5% actuels.

Les informations et témoignages que j’y ai trouvés au sujet des (nombreuses) entreprises engagées dans cette voie a non seulement achevé de me convaincre, mais également prouvé que cette nouvelle approche a dépassé le stade de l’émergence et est véritablement en train de se structurer. Je crois par ailleurs qu’elles vont trouver leur pleine efficacité dans les proximités, car elles favorisent les liens et ouvrent à une multiplicité de combinaison structurée autour de boucles de valeur courtes. C’est aussi autour de logiques territoriales contextuelles que se développent les nouvelles formes de valeur sociales, aujourd’hui très peu prises en compte dans l’économie dite « classique ». Elles sont pourtant essentielles, car elles sont au cœur des principaux échanges symbiotiques du territoire et participeront de la création de « vraies valeurs » dont nous avons fait état dans un précédent article (la bourse des vraies valeurs un projet en rupture).

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