« Il meurt lentement » celui qui … ne (se) réinvente pas en permanence .

Je ne résiste pas au plaisir de partager à nouveau le poème de Pablo Neruda « Il meurt lentement » (j’en ai, en effet, déjà fait état dans mon livre « L’innovation de rupture : concepts pour (ré)inventer le monde »). J’y ai vu une dénonciation éclatante des effets de fixations générés par nos habitudes, nos peurs de l’inconnu, nos égoïsmes et autres. Il illustre avec force la nécessité qu’il y a à s’ouvrir au nouveau et à l’autre, de se (ré)inventer en permanence … pour rester vivant. De ce point de vue, l’innovation, fruit de cette ouverture et de cette curiosité permanente, est le plus beau symbole de notre force de vie individuelle et collective.

« Il meurt lentement » de Pablo Neruda

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu’il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux

S’il vous a également touché, si vous y avez vu une même invitation à sortir des sentiers battus, je vous invite à afficher ce poème dans tous les lieux ou vous voulez inviter les gens à être créatifs, et donc à forcerie, dans les salles de créativité ou autres fablabs.

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